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Amoco Cadiz le naufrage et l'héritage

Oiseaux mazoutés, plages souillées, fonds dévastés, poissons crevés, le choc est à la taille du drame : le 16 mars 1978, le pétrolier Amoco Cadiz s’échouait et commençait à déverser les millions de litres de pétrole brut de sa cargaison. Une catastrophe écologique à l’échelle de toute une région heureusement effacée par l’action des hommes mais aussi et surtout par cette force de vie qu’est la Nature. Trois décennies plus tard, seuls demeurent les tristes souvenirs…  Par Rolf Brummel & Royan van Velse. Photos des auteurs et de Koréjou plongée.

 

Le 16 mars 1978, le superpétrolier Amoco Cadiz, en avarie de gouvernail, effectue une danse funèbre sur la mer malmenée par la tempête. L’immense navire, long de 330 mètres, transportant 220 000 tonnes de pétrole brut, est livré aux vents et aux courants. Les remorqueurs venus le secourir vont d’échec en échec et le courant fait dériver l’Amoco Cadiz. Le mouillage est jeté dans l’espoir de maintenir le bâtiment surplace. Mais le pétrolier touche le fond une première fois. La salle des machines est inondée. Une demi-heure plus tard le fond est raclé une seconde fois. Le pétrole commence à couler, et le supertanker au pavillon libérien échoue devant le phare de l’îlot Corn Carhai, non loin du village de Portsall. Une semaine après il se casse en deux. Le pétrole forme une immense marée noire, sinistrant les côtes bretonnes sur non moins de 400 kilomètres. C’est la plus grande marée noire par échouement de l’histoire. Vu la mauvaise météo il s’avère impossible de pomper le brut qui se trouve encore dans les soutes de l’Amoco, et quasiment tout le volume part à la mer. L’épave est dynamitée à plusieurs endroits par la suite pour faire sortir ce qui reste. Le nettoyage commence et va durer six mois. 10 000 oiseaux meurent, la faune et la flore sous-marines sont touchées et la catastrophe est aussi bien écologique qu’économique pour le Finistère Nord.

 

Aujourd’hui, pas très loin du lieu du naufrage, à côté du village de Plouguerneau, se trouve le port de Korejou. En breton cela signifie “baie protégée”. Les marées y ont obligé les habitants à se plier aux caprices de la mer. Les bateaux mouillés y reposent sur le sable dès que la mer se retire. On y vit au rythme de la Manche. Cette Manche ou mer Celtique qui s’est remise du sinistre. Outre le nettoyage actif par les hommes, les algues ont dégradé le pétrole, puis les vagues et les courants ont fini par faire leur part du travail. On se souvient encore, mais on ne voit plus. Korejou est aussi le nom du centre de plongée dans cette baie tranquille.


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