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Sur les trace du Pourquoi-Pas ?

Sous la direction scientifique d’Anne et Jean-Pierre Joncheray, les plongeurs de l’association dieppoise des Corsaires d’Ango sont partis à la découverte de l’épave de l’un des plus célèbres voiliers d’exploration, le Pourquoi-pas ?, trois-mâts barque du commandant Charcot coulé en 1936 à quelques dizaines de nautique de Reyjavick. Émotion, commémoration, études : le programme, chargé, était hanté par la figure charismatique du ”gentleman des pôles”. Un récit de Pascal Cannessant. Photos Anne et Jean-Pierre Joncheray, Jacques Le Lay, René Tamarelle, Svanur Steinarsson et Pascal Cannessant.

 

 

 

16 septembre 1936

 

Le 17 septembre 1936, Eugène Godinec se réveille dans un lit bien douillet entouré de bouillottes chaudes qui lui procurent une sensation de bien-être. C’est comme si la vie revenait à lui. Cette sensation ne dure que l’instant d’un éclair : tout à coup, il vient de réaliser l’horreur du cauchemar qu’il a vécu la veille. Il se rappelle l’eau glacée, les vagues énormes qui se brisent sur les rochers, ses membres engourdis et sa volonté d’atteindre le rivage où un jeune homme semble l’attendre. Puis les paysans qui l’aident à marcher, une femme, une cuisine, un poêle ; on le force à se déshabiller. Que s’est-il passé ? Et puis tout revient très rapidement ! Gonidec a embarqué à Saint-Malo au mois de juillet précédent sur le Pourquoi-Pas ? comme chef de quart. C’est le navire du docteur Jean-Baptiste Charcot, mondialement connu pour ses travaux et découvertes dans les régions polaires. Mais en ce mois de septembre 1936, le trois-mâts vient de couler, non loin des côtes islandaises.

 

Été 1872

Tous les enfants du monde ont leur territoire secret. Celui de Jean-Baptiste Charcot est un port. En pleine campagne, à Neuilly-sur-Seine, dans le parc de M. Laurent-Richard, son grand-père maternel, un vaste bassin s’enfonce dans une grotte artificielle. Là, dans ce qu’il a lui-même baptisé le port des yachts, le petit capitaine règne en maître. Quelle que soit la force du vent ou la puissance des tempêtes, ses voiliers miniatures tiennent leur cap.

Depuis toujours, l’eau et les bateaux attirent l’intrépide enfant. En cette fin d’été 1872, alors qu’il n’a que de cinq ans, il décide de tenter la grande aventure. Dans la remise, il repère une vieille caisse à savon. Un bâton et un torchon servent de gréement. Pas d’intronisation au commandement sans baptême : tout naturellement, il écrit, en lettres rouges, un énorme Pourquoi-Pas ? sur le flanc de son voilier. Bien plus tard, c’est ce même nom que Charcot donnera à quatre de ses navires.

Dès son plus jeune âge, la vie de Jean-Baptiste Charcot s’organise autour du sport, dont le rugby, de la voile et des voyages nombreux qu’il effectue avec son père. Le temps passe, mais les rêves de partir plus loin ne le quittent pas. Le jeune Jean-Baptiste s’obstine au point de répondre systématiquement ”pourquoi pas” à ceux qui doutent encore de le voir devenir marin et s’en aller explorer le vaste monde. L’avenir lui donnera raison et, à ces interrogations amusées, Charcot mettra un point final en inscrivant définitivement sur la coque de son dernier navire, un trois-mâts goélette, ces quelques lettres : ”Pourquoi-Pas ?”.

Médecin par tradition, explorateur par vocation et marin par passion Jean-Baptiste Charcot, dernier grand explorateur français, n’a de cesse de parcourir mers et océans. Des terres australes à l’Antarctique aux contrées du cercle polaire arctique, dont le Groenland, et plus tristement l’Islande. Lors de ses expéditions Jean-Baptiste Charcot ramène des caisses de documents, des collections de zoologie et de botanique, des études sur les courants, le magnétisme, des relevés géographiques inédits. Il découvre même une nouvelle terre qui portera son nom !

 

 

1883-1933 - ”Le Gentleman des pôles”

Éprouvant une aversion pour les régions chaudes, il découvre avec passion les pays du ”froid”, tels que les îles Féroé, le Groenland, l’Artique et l’Antarticque, l’Islande et bien d’autres pays encore. Sa carrière militaire lui donne l’occasion de s’illustrer par la construction de bateaux-pièges pour lutter contre les sous-marins. Vers 58 ans, il ne peut plus prétendre au commandement de navire. Qu’importe, il poursuit sa carrière en tant que Chef des missions polaires qui le mènent de nouveau vers les ”terres de glace”. Il devient alors le spécialiste français des Pôles. À sa mort, le grand explorateur anglais Scott rend un ultime hommage par cette brève description lapidaire et élogieuse ”The Polar Gentleman”.

 

 


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