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BULLES DE BIO 

POUR NE RIEN LOUPER EN BIO  !

Doris me l’a rappelé : « Le petit, c’est joli ! », et cette maxime, appliquée à ce qui est minime, est particulièrement vraie pour ce qui concerne la vie sous-marine. Au risque de conforter ceux qui sont persuadés que les plongeurs bios ne s’intéressent qu’aux organismes minuscules(1), nous allons aborder ici le domaine de l’observation du « petit » en plongée. Par Vincent Maran.

 

 

 

 

OPHTALM’EAU

Parmi les lecteurs de cette chronique, il doit certainement y en avoir un certain nombre ayant eu l’occasion de constater, tout comme l’auteur de ces lignes, qu’entre les dernières manifestations de l’acné plus ou moins juvénile et les premiers signes de la presbytie le temps qui est passé peut avoir semblé bien court… Et donc, il n’est pas rare que désormais, en plongée, certaines observations de petits organismes puissent nous échapper lors d’un premier coup d’œil vers un tombant, voire même lors d’un second ! Trois possibilités au moins s’offrent alors à nous. Premièrement, laisser tomber l’observation des petites bêtes. Ce serait quand même vraiment dommage, c’est tout un monde qui nous échapperait alors. Deuxièmement : acheter un masque à verres correcteurs. C’est une solution très intéressante non seulement en ce qui concerne les observations biologiques mais aussi pour continuer à lire correctement les indications, qui semblent devenir de plus en plus petites, de nos instruments de plongée et de nos appareils photos. Comme on le voit (!), il peut y aller de notre sécurité… Troisièmement et enfin, il est possible de s’équiper d’une loupe, ce qui semble bien répondre au problème posé, mais encore faut-il que celle-ci possède des caractéristiques compatibles avec un usage subaquatique. Et c’est ici que l’on peut rencontrer quelques surprises !

 

DES OBSERVATIONS LOUPÉES…

Prenez une loupe ordinaire, avec un manche en acier inoxydable(2) ou en plastique, et emmenez-la avec vous en plongée. Utilisez-la pour une première observation. Grosse déception ! La loupe a perdu plus de la moitié de son pouvoir grossissant ! Un petit peu de physique de base sera nécessaire si on veut comprendre ce qui s’est passé. La puissance optique d’une loupe (nommée « vergence » en optique géométrique) se mesure en dioptries, comme on le fait pour les verres de lunettes. Cette puissance dépend entre autres de l’indice de réfraction de chaque milieu traversé par les rayons lumineux qui nous parviennent. Cet indice est une grandeur physique qui dépend des caractéristiques du milieu parcouru par la lumière et il sera donc différent selon le matériau de la lentille : verre minéral, verre organique ou plastique… Cet indice est également différent pour l’air et pour l’eau(3). C’est cette différence d’indice qui nous fait observer en plongée et à travers notre masque notre environnement grossi apparemment d’un tiers. Une loupe classique est conçue pour être utilisée dans l’air et le grossissement indiqué par le fournisseur, s’il n’y a pas d’arnaque, est bien celui que vous pouvez constater en l’utilisant. Sous l’eau, la différence d’indice entre la lentille de cette loupe et l’eau diminue, ce qui entraîne une perte de sa puissance… et donc une grosse déception au moment de l’utiliser… Ceci est d’autant plus vrai avec les loupes en verre synthétique (les moins chères !) car l’indice de leur lentille est très proche de celui de l’eau. On peut alors se rabattre sur des loupes « spécialisées », de petit diamètre et de courbure de la lentille plus importante (les deux sont liés en général). Ces petites loupes, à fort grossissement, sont utilisées par les naturalistes et les philatélistes. Elles peuvent présenter un grossissement encore satisfaisant en usage subaquatique. Ces loupes ont aussi l’avantage d’être peu encombrantes, mais elles présentent toutefois plusieurs inconvénients. D’une part elles sont de petit diamètre, et donc leur champ de vision est très réduit. D’autre part, elles obligent l’observateur à être très près du sujet, ce qui peut se révéler difficile à gérer en plongée si on ne veut pas risquer de heurter le sujet ou son environnement immédiat lors d’un faux mouvement. Et si l’animal est farouche, l’approche de l’observateur et de sa loupe peut risquer de le perturber. Et enfin, ce type de loupe en un matériau compatible avec la plongée n’est pas toujours facile à trouver sur le marché.

 


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