Les navires récifs montent à Paris :

une avancée majeure pour l’immersion de récifs artificiels en France et une rencontre clé à l’Assemblée nationale

Le 2 avril 2025,  le président de la FFESSM Frédéric Di Meglio, a été reçue à l'Assemblée nationale pour un échange engagé et constructif avec Madame la Députée Sophie Panonacle, présidente du Conseil National de la Mer et des Littoraux (CNML).

Cette rencontre, initiée par le président de la FFESSM, avait pour objectif d’échanger sur une initiative ambitieuse : l’immersion de navires récifs artificiels, une pratique déjà adoptée dans plusieurs pays européens mais encore freinée en France par certaines réglementations.

Une délégation experte mobilisée

 Deux experts reconnus étaient présent aux côtés de Frédéric Di Meglio et ont apporté leurs connaissances pour défendre cette démarche :

Pierre Boissery, expert mer auprès de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée

Julien Belda, juriste spécialisé en droit maritime

Leurs interventions ont permis d’éclairer les enjeux techniques, écologiques et juridiques liés à ces immersions.

Un cadre juridique en pleine évolution

Pendant longtemps, les barrières juridiques ont été un frein à l’immersion volontaire de navires en Méditerranée, notamment à cause de la Convention de Barcelone, qui visait à lutter contre la pollution en mer. Cependant, la situation évolue :

🔹 Plusieurs pays européens procèdent déjà à l’immersion de navires récifs, démontrant que cette pratique est possible dans un cadre réglementaire adapté.
🔹 En France, les récentes immersions de récifs artificiels en béton 3D dédiés à la plongée sous-marine montrent une ouverture vers ce type d’initiatives.

Une écoute très attentive a été portée à cette démarche à la croisée de nombreux enjeux maritimes, patrimoniaux, environnementaux et économiques.

Un projet pilote porté par La Ciotat et le GPES

Un projet pilote pourrait voir le jour à La Ciotat, avec le soutien de la FFESSM et du GPES, le plus ancien club de plongée du monde.

Objectif : Immerger un navire récif de manière réfléchie et contrôlée, pour créer un espace sous-marin dédié à la biodiversité et à la plongée.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique patrimoniale, environnementale et économique, en apportant des bénéfices concrets :

✅ Renforcement de la biodiversité et de la biomasse : création d’un nouvel habitat pour la faune et la flore marines
✅ Sensibilisation à l’environnement marin : un site pédagogique et accessible aux plongeurs
✅ Impact économique positif : développement du tourisme de plongée et retombées locales
✅ Soulagement des espaces naturels fragiles : une alternative aux récifs coralliens surexploités
✅ Valorisation du patrimoine maritime : un projet qui donne une seconde vie aux navires déclassés

Un groupe de travail national pour structurer la démarche

Face à l’intérêt suscité par ce projet, Le Conseil National Mer et Littoral comme l’a proposé le président FFESSM devrait pouvoir installer un groupe de travail sur cette thématique grâce à l’appui de sa présidente  Madame Sophie Panonacle, permettant ainsi d’accompagner et d’encadrer le développement de récifs artificiels en France.

Vers une nouvelle approche de la gestion maritime

Immerger des navires récifs artificiels, c’est aussi faire émerger des solutions novatrices pour la préservation des écosystèmes marins et le développement d’une plongée durable et responsable.

La FFESSM, engagée depuis toujours dans la protection des milieux sous-marins, continuera d’être force de proposition pour promouvoir ces initiatives et contribuer à une gestion moderne et respectueuse des espaces maritimes.